Premier débat citoyen de Bordeaux Maintenant !

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Photo premier débat citoyen
Photo premier débat citoyen

Depuis de nombreux mois, Bordeaux Maintenant ! s’est construit autour de citoyen.nes désireux.ses de débattre et de réfléchir autour des enjeux du quotidien, au-delà du cadre des partis politiques traditionnels.

 

Aujourd’hui, notre mouvement citoyen souhaite plus que jamais contribuer au débat démocratique et s’inscrire dans la durée.  Nous voulons poursuivre notre démarche de débats d’idées et de travail sur le fond à travers une méthode toujours plus ouverte et participative.

 

Dans cette perspective, nous avons lancé une série de débats citoyens, ouverts à toutes et tous, avec pour objectif de nourrir le débat public, autour de sujets structurants et en lien avec les élections municipales de mars prochain.  

Le premier débat s’est tenu mardi 14 janvier 2020 au Couleur Café autour de la thématique : « Métro, vélo, auto : quelles solutions pour se déplacer à Bordeaux, maintenant ? »

Quelle épine dorsale pour le réseau de transport ? Faut-il ou non un métro ? Peut-il contribuer à la diminution de la place de la voiture individuelle en ville ? Comment l’articuler avec le réseau existant et les modes de déplacements doux, notamment le vélo ? 

Pour répondre à ces questions, nous accueillions :

        Mickaël Baubonne, Docteur en droit public, Maître de conférences et président de l’association Métro de Bordeaux

        Nicolas Lefebvre, enseignant dans le domaine des transports de marchandise et de personne

        Frédéric Mellier, collaborateur et militant communiste

 

Nous avons rappelé en introduction les chiffres évoqués dans le constat de Bordeaux Maintenant ! : depuis 2015, la fréquentation du réseau de transports en commun a augmenté de 30% quand sur la même période, l’offre de service ne s’est accrue que de 5 %. Nous proposons de développer un réseau structurant de transports en commun, en créant un tram ou un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS) circulaire (faire un lien hypertexte vers les 100 propositions sur le site). En parallèle, nous souhaitons lancer une grande consultation sur la création d’une ou plusieurs lignes de métro.

Sur ce dernier point, nos intervenants ont été particulièrement loquaces. Le constat d’une saturation à juguler est unanime. Le réseau de transport en commun construit autour d’un tramway structurant n’est pas de nature à apporter une réponse satisfaisante. La réponse doit être globale : le RER métropolitain est une vraie solution à envisager, à articuler avec le développement des mobilités douces et de la marche à pied, et la création d’un métro. Il n’est pas possible d’opposer les réponses immédiates aux réponses d’avenir, ni les enjeux environnementaux à ceux relatifs aux déplacements.  Dans le contexte d’une métropole qui sera proche du million d’habitants dans quelques années, combiné avec l’exigence environnementale, le métro apparaît comme un choc d’investissement nécessaire.

Alors que les voies du tramway ne peuvent accueillir de nouvelles rames et que leur fréquence ne peut par conséquent pas être augmentée, le métro apparaît comme une solution pertinente. Sa vitesse moyenne et supérieure à celle du tramway et son implantation sous terre permet de répondre aux problématiques foncières sur Bordeaux. Si le coût d’investissement est élevé, le métro aura des coûts de maintenance et de fonctionnement inférieurs à ceux du tramway ou du bus.

L’association Métro de Bordeaux a mis en place un sondage en ligne, ouvert jusqu’au 31 janvier.

 

Sur les mobilités douces et la place de la voiture, il convient de prévoir les alternatives avant de vouloir chasser la voiture à tout prix. Il en va également de notre responsabilité sociale, face à des personnes qui n’ont que ce choix, faute d’une autre option suffisante. Par ailleurs,50% des déplacements en voiture font moins de 3km. Le Vélo est donc une réponse pertinente mais les conditions ne sont pas réunies. Il faut là aussi de l’investissement, notamment en matière de sécurisation du réseau cyclable.

Les intervenants s’accordent sur la nécessité d’un réseau multimodal et complémentaire. Ils regrettent que les propositions portées par les candidats aux municipales sur la thématique des mobilités ne soient pas plus ambitieuses.

Les échanges avec les participants ont permis de prendre de la hauteur et d’élargir le débat à l’échelle départemental voire régionale, à travers notamment la question du trafic routier sur la rocade. La question des offres de mobilités pour les près de 100 000 étudiants de la Métropole bordelaise a également été évoquée.

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